jeudi 5 juin 2014

La scène du crime originale

Pour les férus de séries télé, sachez que nous avons traversé le pont qui relie Copenhague à Malmö, scène du crime dans « Bron/Broen », la version origine de « The Bridge » (Le pont, à Télé-Québec).

Faits saillants de la journée : Le trajet CPH-Malmö a été un peu compliqué par une grève. Ce qui aurait dû être un voyage direct entre les deux gares centrales s’est transformé en  une série de courts déplacements. Train-autobus-train.

Nous nous sommes bien sustentées en dégustant une immense pomme de terre farcie. 

La ville était envahie par des jeunes du secondaire qui fêtaient bruyamment l’obtention de leur diplôme. Ils étaient beaux à voir dans leur costume traditionnel de finissant.

La bibliothèque municipale de Malmö est à faire rougir d’envie toutes les villes de taille similaire.

Sank Petri


Bibliothèque municipale de Malmö


Les célébrations de fin d'études





mercredi 4 juin 2014

Les touristes convergent vers Copenhague

Marmorkirken







La Petite sirène

La foule monstre




Le soleil, qui brillait à notre réveil, a vite fait place à une autre journée nuageuse. N’ayez crainte, rien n’arrêtent les cyclistes de la ville qui semblent devoir affronter la pluie tous les jours.

Beaucoup de marche aujourd’hui, dont la visite d’un joli cimetière (Assistens Kirkegård) où l’on peut se recueillir sur la tombe de Hans Christian Andersen ou de Soren Kierkegaard.

Aujourd’hui encore, nous sommes allées fouiner dans les magasins de design. Jamais ennuyant.

Au Musée Hirschsprung, nous avons pu constater le talent des peintres danois (que nous ne connaissions guère auparavant). Le Musée d’art national possède aussi des collections intéressantes, en plus d’être logé dans un édifice qui consiste lui-même en une œuvre d’art.

Après un passage à la citadelle, nous nous sommes rendues à la principale attraction touristique de Copenhague : la sculpture de la Petite sirène. Bain de foule, je vous dis. Je crois que les 32 touristes de la ville s’y étaient donné rendez-vous. Eh oui, il y a étonnamment peu de touristes à Copenhague. Peut-être attendent-ils juillet ou août pour venir ou encore ont-ils peur des prix exorbitants. Mystère. C’est pourtant une très jolie ville. Au moins, en tant que touriste, on n’a pas l’impression d’envahir les indigènes.

Demain, nous traversons le pont pour nous rendre en Suède, visiter Malmö. 

mardi 3 juin 2014

Au pays des Lego


Visite d'un gros magasin Lego.

Personnage géant et murale, en Lego







Le Tour Bridge original

Fontaine de Trévi

Trouvez l’intruse

Accueillies par la pluie

Après une longue journée de déplacements (sans aucun inconfort particulier), nous sommes finalement arrivées à Copenhague. De prime abord, la ville semble très jolie et peuplée d’innombrables cyclistes. Nous avons longuement déambulé sous la pluie, sans but précis et avons choisi de remettre la croisière à un autre jour, afin de profiter de l'éventuel beau temps. 

Ça ne me dérange pas vraiment de marcher sous la pluie, par contre, ça donne d'affreuses photos. La cuvée d'aujourd'hui est donc faible.  

Bon, j'ai dormi 60 minutes dans les dernières 30 heures. Je crois que je vais aller me coucher!






Hôtel de ville de Copenhague



lundi 2 juin 2014

Enragée par des rongeurs

Encore une fois ce matin, j’ai été réveillée trop tôt par une bande d’écureuils. Je ne serais pas surprise si, à mon retour, ils avaient pris possession de mon appartement et avaient fait leur nid dans mon four. Je préférais définitivement céder mon logis à mon frère; lui au moins ne s’amuse pas à marcher sur les fils électriques. (Je ne suis pas certaine de pouvoir en dire autant de ma sœur funambule*, mais elle doit tout au moins se tenir loin des sources d’électricité, même pour éblouir les Chinois.)

Les valises sont prêtes. Que dis-je, LA valise! Je crois que j’ai atteint le juste équilibre : je vais avoir marre de mon linge après 8 semaines, mais j’aurai un semblant de liberté de mouvement dans les rues européennes pavées. En plus, j’ai beaucoup de jeu pour rapporter des objets achetés chèrement en Scandinavie.  

Bonne nouvelle, madame Ma Mère et moi allons être en mesure d’entrer dans notre chambre à Copenhague, demain après 16 h! Nous faisons l’expérience d’un hôtel sans réception. J’espère que ça sera concluant, car je loge de nouveau dans ce type d’établissement un peu plus tard cet été, à Bergen.

Plus que trois heures avant mon départ. J’espère que mon dos tiendra le coût le temps des très longues 15 marches que j’aurai à descendre. Mon âge se fait-il sentir? Je suis pourtant encore si jeune. Évidemment, je n’ai que du respect et de l’admiration pour ma grand-mère qui partira bientôt découvrir Venise, à 81 ans.

Au plaisir de voyager pendant encore 50 ans!

À bas le lilas!
*Je me permets une certaine liberté artistique.  

dimanche 1 juin 2014

Jamais sans mon livre

Un critique de cinéma qui attendait en file s’est demandé ce qu’on faisait pour passer le temps avant l’invention des téléphones intelligents. On lisait Monsieur, et on lit toujours. N’étant pas claustrophobe, ma plus grande peur n’est pas de rester enfermée dans un ascenseur, mais bien de rester enfermée dans un ascenseur sans un livre. Le vrai désastre serait d’être enfermée dans un ascenseur rempli, mais je crois que Sartre a déjà bien couvert le sujet pour que je n’aie pas à m’attarder sur cette situation.

Quand je suis partie pour sept mois en 2000, je ne comprenais pas le concept de « voyager léger ». Et ce ne sont pas les dizaines de livres que j’apportais avec moi qui allégeaient mon fardeau. Je me souviens d’avoir lu « Le Docteur Jivago » et « Le manifeste du Parti communiste » pendant cette aventure (on voit à quel point j’aimais m’amuser à l’époque). Je crois aussi avoir lu quelques traductions de Kerouac (plus digne de mes 17 ans) et être laborieusement passée à travers « Sense and Sensibility ». On (je) me reprochera peut-être de trop lire en anglais, mais il ne fait aucun doute que les dernières 13 années passées à lire principalement en anglais ont fait des merveilles pour ma compréhension de cette langue (et mon appréciation de Jane Austen).

Pour mes deux mois en Espagne, en 2004, j’avais appris ma leçon et je suis partie avec un seul sac de 35 litres. Je ne me souviens plus du nombre de livres qui m’accompagnaient, mais je sais que j’en ai laissé derrière moi en repartant. Mais à quoi bon faire du lest quand on profite de quelques jours à Madrid pour s’acheter un Larousse espagnol. Vous serez peut-être surpris de l’apprendre, mais les mots en espagnol sont aussi lourds qu’en français, soit un peu trop pour une voyageuse épuisée.

Non, je n’ai toujours pas de cellulaire, mais je ne peux plus me séparer de la petite merveille qu’est la liseuse électronique. Mon Kobo m’a permis de partir étudier en Allemagne pendant deux mois tout en laissant une chance de survie à mes lombaires. Je me souviens aussi d’avoir lu « The Book Thief » isolée dans la cabine de la péniche aux Pays-Bas en 2012.

Depuis le début de l’année, je dévore les livres comme je ne l’ai pas fait depuis le secondaire. Ma liseuse sera donc essentielle à mon voyage. Mieux vaut 100 g d’électronique que 12 romans papier! Je vais pouvoir oublier mon bonheur en me plongeant dans « Germinal » et m’oublier en dévorant des romans quétaines. À la fin de l’été, je devrais avoir les connaissances nécessaires pour lire le grand succès de librairie de 2007 (!!), la série « Millénium » de Stig Larsson. Pas mon genre de livre, mais je m’étais dit à l’époque que je m'y attaquerais quand j’aurais appris le suédois. Ça sera dont le temps. Et la version électronique m'évitera de mourir asphyxiée sous le poids du livre. 

Dans l’ascenseur comme en voyage, jamais sans mon livre!

La modernité, à la rescousse des tours de reins.